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samedi 2 février 2013

Prise de bouée, pourquoi pas au LASSO.

La prise de bouèe donne en général lieu à quelques acrobatie sur le balcon avant, ou parfois sur la jupe arrière, et il n'est pas rare de voir un équipier à plat ventre sous les filières essayant d'attarper à la gaffe un anneau de bouée qui inexorablement s'éloigne.
Bien sur tout cela se fait souvent au milieu d'autres bateaux qui évitent de façon parfois différente et sous le regard de temps en temps goguenard des équipages.
Il y a donc intérêt à ne pas se rater.
En fait c'est assez simple si on change de methode.
Les Anglais qui mouillent dans les estuaires avec un fort courant prennent les bouees au lasso. Tres facile et efficace.
 
Methode:
  • Prendre une aussiere de 12m , 10 au moins. Plus c'est court moins ca marche.
  • La mouiller abondament: elle ne doit pas flotter.
  • Frapper chaque extremite de l'aussiere sur les taquets d'avant, babord et tribord en la faisant passer en avant du balcon et bien sur sous le bout dehors.
  • Se positionner a l'etrave avec l'aussiere formant une boucle libre de 2 a 3m  entre chaque main, la boucle doit presque toucher l'eau et le reste est love de chaque cote et tenu dans chaque main. Donc chaque main tient une demi  longueur d'aussiere lovee et entre les 2: la boucle. C'est ca le secret.
  • Demander au barreur d'approcher la bouee au vent de celle ci, comme pour un Homme a la Mer, et des que la bouee est a la hauteur de l'etrave lancer l'aussiere, avec les 2 bras et en les ecartant de facon a capturer la bouee dans la boucle (qui doit etre large).
  • Normalement c'est fini.
    L'aussiere fait un anneau au tour de la bouee, s'enfonce si elle a ete bien mouillee et, le bateau reculant ou se deplacant, elle vient se loger au point d'attache de la chaine sous la bouee puis se tend et arrete le bateau, meme si celui ci a continue a avancer un peu.
Maintenant vous pouvez dejeuner tranquille ou faire un prise de bouee plus conventionelle si vous comptez y passer la nuit car le raggage peut devenir important si le bout frotte trop longtemps sur la manille sous la bouee.
 
Pour partir?
  • Simple, liberer l'aussiere d'un cote et la ramener de l'autre.
 
Tout ca marche tres bien et est tres facile, meme a la voile, a condition que la mer ne soit pas demontee.
Il existe aussi un Buoy Catcher simple à réaliser qui garanti que l'aussière va bien crocher.

lundi 17 mai 2010

"Que peut on mettre lorsque la manille ne passe pas par le davier d'étrave? "

Je n'ai pas trés confiance dans les maillons rapide, bien choisis, ils ont une résistance tout á fait suffisante, ce qui me gène est l'impossibilité de bloquer l'écrou

En ce qui me concerne, j'ai choisi la solution de la chappe type ACMO (voir sur: http://i8.photobucket.com/albums/a5/POIRAUD/FixaHylas2.jpg

Alain (le saboteur de forums )

 

lundi 15 février 2010

Mouillage dans le courant

Note, Celui là non plus je ne me rappelle plus d'où il vient sur le net. J'avais stocké la page pour l'imprimer et la mettre dans le "manuel du bord", mais sans copier l'URL, dommage.

Le terme de "mouillage" est ambigu pour ceux d'entre nous, proches des estuaires, qui pratiquent la navigation maritime et fluviale. Dans le domaine fluvial, le "mouillage" est la partie immergée du bateau, l'équivalent du "tirant d'eau" marin, alors qu'en mer c'est l'ensemble des apparaux (ancre, chaîne et aussière) qui servent à maintenir le bateau en prenant appui sur le fond. C'est aussi par extension le lieu où l'ancre est mouillée. Pour en finir avec la terminologie, on ne jette pas l'ancre, on la "mouille".

En navigation intérieure, on ne mouille jamais d'ancre en canal, sauf cas exceptionnel. En rivière ou sur un lac, ce n'est pas fréquent non plus mais cela peut arriver autrement qu'en cas de panne moteur. Il nous est arrivé plusieurs fois de mouiller au milieu d'un grand lac pour passer une nuit sereine dans la nature. Dans les derniers méandres, au fond d'un estuaire, c'est c'est plus fréquent. Si ce n'est pas pour le plaisir, ce sera peut-être obligatoirement pour attendre l'ouverture d'un bassin à flot.

Voilà comment s'y prendre dans le courant :

- Mettre le bateau bout (face) au courant et diminuer la vitesse jusqu'à étaler (marcher à la même vitesse que le courant) et faire du sur-place par rapport aux berges.

- A ce moment, l'équipier d'avant laisse descendre doucement à pic l'ancre en filant la chaîne

- Quand l'ancre touche le fond, il le signale au pilote qui réduit l'accélération pour que le bateau se mette à reculer lentement. L'équipier d'avant continue à laisser filer la chaîne ou le câblot à la demande.

- La longueur de mouillage à laisser filer doit être égale au minimum à 2,5 fois la longueur du bateau.

- Arrivé à la bonne longueur de câblot, le tourner au taquet ou bloquer la poupée de guindeau (treuil d'ancre) et vérifier par rapport à la berge que le bateau est immobilisé, que l'ancre ne dérape pas.

- Si le mouillage est dans un estuaire soumis à la renverse de courant, vérifier que le rayon d'évitage est suffisant et qu'il n'y a aucun obstacle ni autres bateaux mouillés dans ce cercle d'évitage.

Le bateau se dandine dans le courant

Maintenant que c'est fait vous aller pouvoir vérifier que le bateau étant arrêté, le safran agit toujours dans le courant. Donc le mettre droit dans le prolongement de la carène. Si le bateau à tendance à se dandiner d'un bord sur l'autre, mouillez un objet quelconque à l'arrière au bout d'un filin égale à la longueur du bateau. Vous aurez la surprise de voir que c'est l'objet qui se dandine dans le courant et que le bateau reste droit.

Le clapot

Si le clapot fait rouler le bateau d'un bord sur l'autre, avant de renvoyer votre casse-croûte aux poissons, adoptez ce bon vieux truc efficace. Mouillez un seau sur chaque bord comme le montre le dessin. Ils vont jouer le rôle de stabilisateurs. Pour un petit bateau, c'est très efficace. Pour une unité de plus de 10 mètres ou plus, prévoir deux seaux de chaque côté... s'ils sont à bord.

dimanche 14 février 2010

Vous avez dit ANCRE?



Poids de l'ancre et longueur du bateau


Les caractéristiques des apparaux de mouillage embarqués à bord de nos bateaux sont réglementées. Et (surprise !), les choix de l'administration rejoignent sensiblement l'avis des marins expérimentés.
Le cas n'étant pas si fréquent, autant rester en harmonie avec la législation au moment d'équiper nos daviers. Voici ce que disent les textes officiels.

LA REGLEMENTATION

Longueur                     Poids              Poids           Diametre          Diametre
du bateau                    du bateau       de l'ancre      de la chaine      du cablot



jusqu'à      6,50 et           1 tonne          8 kg               6 mm               10 mm
de 6,50 à   7,50 et           1 à 2 t          10 kg              8 mm               14 mm
de 7,50 à   9,00 et           2 à 3 t          12 kg              8 mm               14 mm
de 9,00 à 10,50 et           3 à 4,5 t        14 kg              8 mm               14 mm
de 10,50 à 12,50 et       4,5 à 8 t          16 kg             10mm               18 mm
de 12,50 à 16 et            8,0 à 12 t         20 kg             10 mm              18 mm
de 16 à 18 et                12 à 16 t          24 kg             12 mm              22 mm
de 18 a 20 et                16 à 20 t          34 kg             12 mm              22 mm
de 20 à 25 et                 20 à 30 t         40 kg             14 mm              24 mm
moins de 25 et              + de 30 t         60 kg             16 mm               28 mm

 
La longueur de la ligne totale mouillée se nomme touée.

Cette touée sera déterminée en fonction de deux paramètres : la hauteur d'eau mesurée sous le bateau point de mouillage, et la force du vent régnant.
Au dessous de 10 mètres de profondeur, mouiller :

3 fois la hauteur d'eau jusqu'à force 3,
5 fois la hauteur d'eau jusqu'à force 5,
7 fois la hauteur d'eau à partir de force 7.

Au dessus de 10 mètres de profondeur, limiter la touée à 5 fois la hauteur d'eau.

Si le vent dépasse force 9, il faudra renforcer la tenue de l'ancre en affourchant ou en empennelant.




lundi 25 janvier 2010

A l'ancre par gros temps





Ce texte provient d'un site anglais dont je ne retrouve plus la trace ...

We are on our mooring off our cabin in Nova Scotia with the remnants of tropical storm Danny heading our way. Last weekend it was hurricane Bill that passed close by giving us winds to 50 knots, even in this sheltered cove.
None of this is new to us since we have spent much of the last 18 years cruising places like Newfoundland and Greenland where riding out a gale a week at anchor is pretty much the norm and where we expect to shelter from at least one full blown storm each season. I can’t claim that we are actually organized enough to have a check list, but here is what we usually do to get ready for a blow, depending on the expected wind speed. Maybe it will be of use to others—it is the season.
 
A roller furling sail getting loose with the resulting shredding is one of the most common types of damage we see to sailboats on moorings during a blow. These Spinlock clutches are great, but when expecting a blow we always back them up by cleating the furling lines off.

30 to 45 knots:
  • Check that roller furling lines are cleated off.
  • Secure mainsail with several sail ties over the sailcover.
  • Remove outboard and all gear from dinghy.
  • Set drag alarm on GPS.
  • Check deck for any loose gear and secure.
  • Check fluids in engine and that key is in the ignition.
  • If on mooring, check for wear on chain and swivel and that all shackles are wired (plastic wire ties are NOT acceptable) either by diving, or by using the windlass to bring the chain to the surface down to the ground chain.
  • If on mooring, check chafe gear at bridle and run a light line over loop on cleat. (Actually, we always secure the bridle loop to the cleat.)
  • If at anchor, load anchor at 1800 RPM in reverse. In our case with a 115 hp engine and three blade Maxprop this is more load than the boat will exert in storm force winds, assuming sheltered water. In fact, we do this test pretty much every time we anchor. Even in settled weather an unexpected thunder storm can bring gale force winds.
  • Remove the locks on the security covers of the navigation equipment in the cockpit, so we are not fumbling with a combo lock if we need, say, the radar in a hurry.
  • Pump up the permanent backstays, and set up the runners.
  • Take the cockpit cushions below.
 
We always securely attach the bridle loop to the cleat as shown, gale or no gale.
 
Detail of Morgan’s Cloud’s port anchor roller which also does the duty of bringing a mooring pennant aboard. The bolt is a simple but very effective way to be sure that the bridle does not jump off the roller.

 
46 to 60 knots, gusting higher (in addition to above):
  • Remove jib and staysail from roller furlers.
  • Wrap entire mainsail with main sheet.
  • Bring dinghy aboard and lash down on foredeck.
  • If on mooring, set up a line from the cockpit winch through loop on bridle and back to windlass. (To be used to facilitate getting the loop off the cleat under load if we need to drop the mooring in a hurry.) Also remove the pick up buoy so that it won’t foul when letting go.
  • If at anchor, check the rolling hitches attaching the snubber to the chain (we always use a snubber when anchored) and chafing gear.
  • Remove all flags.
> 60 knots (in addition to above):
  • If at mooring, back up bridle with chain.
  • Remove mainsail.
  • Messenger all halyards and run to the top of the mast.
  • Deflate dinghy and store below.
  • Strip deck of all moveable gear and store below.
  • Remove dorade vents and cap off.